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Voeux du directeur

Je vais vous faire, non pas une allocution, un discours, mais une déclaration.
Voici venu le grand jour, celui d’une chance immense de vous présenter pour la dernière fois en tant que directeur de l’UFR tous mes vœux chaleureux d’une excellente année 2018, et je dis le mot chance sans y mettre de guillemets. Ce jour m’était connu depuis 10 ans, c’était un choix éclairé et renouvelé, je l’attendais avec suspicion mais je le découvre avec bonheur et joie.
Chaque jour est une chance, chaque année est une immense chance.
Et si j’ai la chance de m’adresser à tous, ce n’est pas pour un bilan, mais pour des vœux, pour chacun et pour notre, et nos, institutions.
L’année qui s’ouvre est une nouvelle chance pour porter la réalisation de ces vœux.
J’ai aimé passionnément ce mandat mais ne souhaite pas le résumer à des fonctions. J’ai toujours vécu ce passage comme encadré par une vie qui existait avant et qui existera après. Contrairement aux fonctions, ce qui est durable et important ce sont les valeurs et objectifs que l’on porte et la volonté de persévérer dans ce sens. Ici faire avancer les réalisations pour l’université et les institutions de santé. Je continuerai à faire ce en quoi je crois et que j’ai appris à apprécier en ces 10 dernières années.
Je sais par exemple que notre UFR est fière de porter des valeurs, basées sur la créativité, la responsabilité et l’humanité. Cette faculté a su s’adapter aux contraintes et difficultés et a su y trouver des opportunités, et surtout elle a pu apporter au débat de société sa contribution. Les sujets d’actualité sont explicites ; entrée et réussite possible pour tous à l’université, accès à une prise en charge médicale adaptée aux besoins des populations.
Un exemple reconnu désormais - dans la nouvelle loi Orientation et Réussite des Étudiants - est la mise en pace de parcours pour l’orientation avec réussite des étudiants dans des projets en adéquation avec leurs possibilités à un moment donné de leur histoire personnelle ; APES et autres dispositifs rebonds …
Également la mise en place d’une réforme pour l’ouverture des parcours de formation en médecine trop cloisonnés avec introduction d’échanges de compétences ; ALterPaces devenant la référence nationale pour la diversité du recrutement des étudiants en santé et adoptée dans plus de la moitié des UFR médicales de France.
Nous n’avons pas échappé à la règle ; tout l’enjeu de l’exercice des responsabilités collectives est d’organiser les conditions de vie et de projet qui portent à développer, en chacun des acteurs de l’institution, ce qu’il a de meilleur. Chacun sera juge en ce qui le concerne, mais je tiens à vous remercier individuellement pour votre patience, votre compréhension dans les manquements et pour vos encouragements. Je remercie tous ceux qui ont porté des responsabilités. Merci à chacun d’avoir porté des projets et de les avoir bien souvent faits vôtre. Je remercie les étudiants pour leur travail quotidien dans leurs études et pour leur accompagnement dans les réformes nécessaires.
Mais évaluons cette démarche collective en terme de service rendu, de pérennité des organisations et non pas en terme de classement entre facultés ou hôpitaux sur des critères ne prenant pas en compte les inégalités.
Les engagements poursuivis ont demandé une vision progressivement confirmée et partagée, des moyens renouvelés et du temps suffisant pour un déroulement harmonieux. J’ai été chanceux de disposer de ces éléments. Nous avons une pensée reconnaissante pour le Doyen Pierre Cornillot qui nous a quitté il y a quelques jours après avoir initié il y a 45 ans un projet visionnaire et durable.
Comme toujours, et heureusement, des combats sont encore à venir, par exemple celui de maintenir une vision évolutive du système de formation dans le champ de la santé. En finir enfin avec la pratique d’un Numerus Clausus qui maintien l’échec de toute vraie évolution. Il faut adapter les moyens de la formation aux besoins de l’organisation de la santé, et de la qualité attendue, et ne plus accepter que le NC ne fasse que de protéger l’insuffisance des capacités de formation, au lieu de protéger les citoyens contre une dysfonction de l’appareil de santé.
Les grandes opportunités pour la formation reposent sur l’apprentissage par la simulation en santé et sur le numérique éducatif, les déterminants de la réussite sont liés, chez nous, aux intrications en santé tissées avec le STAPS, les Sciences Sanitaires et Sociales, les Sciences du Vivant et les formations paramédicales. Les grands développements pour la recherche se centrent sur l’axe translationnel avec l’opportunité majeure d’un investissement dans le champ du cancer, et sur l’avenir que nous réserve la recherche dans le traitement des data en biologie allant de la génomique à la bioinformatique.
Les enjeux universitaires reposent sur le trépied ; du maintien de la qualité, pour ne pas dire excellence ce qui serait maladroit, sur l’attractivité avec le déterminant des installations de recherche pour les enseignants-chercheurs, avec le déterminant des projets médicaux pour les hospitalo-universitaires, et enfin sur les initiatives de responsabilité sociale avec l’exécution d’un véritable pacte territoire, par exemple sur la démographie médicale, et sur l’exécution d’un plan diversité par exemple sur le recrutement de nos étudiants.
Pour continuer à cultiver notre terroir fait d’insertion et de modernité, fait d’avenir, il faut refuser l’idée qu’il y a Paris et la banlieue, les faubourgs, la capitale centralisée des universités riches et le territoire des universités pauvres, non, il n’y a qu’une université dans laquelle nous avons toute notre place et au sein de laquelle nous apportons notre richesse de propositions, d’idées et de réalisations. L’actualité montre que nos principes sont reconnus et d’une certaine façon repris, c’est simplement parce que nous avons su avec fierté porter des valeurs pour l’institution ; la créativité, la responsabilité, l’humanité.
L’enrichissement ne peux être que mutuel ; la formation et la recherche, l’université et l’UFR, la COMUE et l’AP-HP sont les meilleurs exemples de partenariat de ce qui profite aux uns profite aussi aux autres, l’isolationnisme dans notre contexte inévitable de globalisation n’aurait aucune chance de réussir et ne pourrait résister aux puissances extérieures qui lorgnent nos richesses. De part notre taille nous sommes condamnés à l’ouverture et à y apporter des valeurs fortes pour être reconnus et prendre notre dimension optimale. Soyons ambitieux et entreprenant ; je pense à l’ouverture sur la francophonie, au potentiel du numérique éducatif, à la mission plus large de la santé publique.
L’UFR aidée par l’université s’est reconnue dans cette démarche qui porte à rendre compte à la société des moyens et des actions engagées, c’est le sens que j’ai donné au mandat reçu il y a 10 ans. Cette démarche reste de nature institutionnelle. Ce n’est pas l’heure et l’endroit du bilan, mais celle des vœux pour que ce mouvement résumé par responsabilité sociale de la faculté soit porteur d’une identité qui protège, qui renforce, qui accompagne chacun dans le sens de ses missions.
Je suis fier d’y avoir contribué avec tous et je fais le vœux que pour 2018 cette fierté soit partagée. Je fais le vœux que vous soyez fier de ce que vous faites dans cette UFR, dans ce territoire, et que nous montrions la voie dans les chantiers qui s’imposent à notre pays. Je fais le vœux que nous n’ayons pas de crainte, pour rester maîtres de nos convictions et de notre temps. Je n’ai pas de crainte sur une bonne et heureuse année 2018 pour tous.
Jean-Luc Dumas

 

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