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La simulation en santé, une formation de pointe

Séance de simulation avec les médecins urgentistes de lhôpital Avicenne 1

La salle de simulation du campus de Bobigny est unique en Seine-Saint-Denis. Créée en 2012 sous l’impulsion de Jean-Luc Dumas, doyen de la faculté de médecine et directeur de l’UFR SMBH, mais réellement active depuis un an, elle permet aux étudiants en formation initiale et aux professionnels de santé en formation continue de s’exercer, entre autres, sur des mannequins haute-fidélité. Des mises en situation y sont retransmises simultanément en vidéo.

La salle de simulation de Bobigny dispose de mannequins haute-fidélité adulte, femme enceinte, enfant et bébé. Équipés de capteurs électroniques, ces robots grandeur nature sont capables de respirer, d’émettre des sons basiques, d’avoir des réactions physiologiques et des sensations de douleur  (toux, pupilles dilatées, lèvres cyanosées, saignements, vomissements, convulsions), de cligner des yeux ou encore d’émettre des pulsations à différents rythmes (cœur, pouls).

 

Des perspectives pédagogiques innovantes

Durant une séance, les formateurs et le technicien peuvent, à distance, simuler des chocs allergiques violents, des arrêts cardio-respiratoires ou encore des accouchements difficiles. Baptisés SimMan, SimMum ou SimBaby 3G, les mannequins haute-fidélité coûtent entre 5000 et 70 000 euros. À cet équipement  de pointe s’ajoute les mannequins de tâche avec lesquels les étudiants s’essaient aux gestes plus basiques, comme par exemple une injection intraveineuse sur un bras en latex ou une intubation sur une tête adulte. Du lit d’hôpital au matériel technique comme le scope, le défibrillateur ou encore la station d’anesthésie, tout est vrai... sauf le patient-mannequin. Autre innovation : une table d’anatomie tactile en 3 D permettant d’enseigner cette discipline.

« La simulation permet aux stagiaires de pratiquer les gestes techniques sans risques et de manière répétée », précise Bertrand de Gayffier, ingénieur multimédia au sein de la salle. « Grâce aux progrès de la robotique et de l’informatique, les perspectives pédagogiques sont novatrices. La simulation permet de monter des scénarios aussi complexes que dans la réalité, ce qui est très pertinent pour la formation des professionnels de santé, notamment en cas d’attentats ». Selon Laure Josse, ingénieur formation et chargée de mission en simulation santé, l’objectif est clair : il s’agit de mettre la faculté de médecine de Bobigny au cœur de la formation des professionnels de santé.

 

Savoir-être et relationnel

Au-delà du savoir-faire, la simulation est un outil performant en matière de savoir-être. Chaque session est filmée et donne lieu à un débriefing approfondi des points forts et points faibles des participants. Erreurs techniques et de diagnostics mais aussi raisonnements, communication avec le patient et collaboration au sein de l’équipe médicale sont passés au crible. Car les compétences techniques et non techniques sont indissociables l’une de l’autre.

Une session de simulation comporte trois phases : le briefing où les scénarios sont élaborés par les participants, la simulation elle-même et le débriefing où les étudiants expliquent leurs démarches et disent pourquoi ils ont pris telle ou telle décision. Deux types de communication sont alors analysés : celle avec le patient telle que l’annonce d’un diagnostic lourd ou d’un traitement invasif, et celle qui s’instaure entre les professionnels de santé. Selon David Naudin, cadre formateur infirmier anesthésiste et doctorant au laboratoire Éducations et pratiques de santé du campus de Bobigny, « la gestion de l’humain est primordiale dans la qualité des soins donnés au patient. Les professionnels doivent apprendre à se positionner au sein de leur équipe. Il est important de savoir qui prend les décisions et de donner des instructions claires à ses collègues, surtout en cas d’urgence ». Si les outils en simulation ne remplacent pas l’enseignement au lit du malade, ils constituent un complément indispensable et nécessaire à la formation des professionnels de santé.

L’UFR Santé Médecine et Biologie Humaine du campus de Bobigny étant pluridisciplinaire, les filières autres que médecine peuvent utiliser la salle de simulation à des fins pédagogiques. À l’exemple des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), dans le cas d’un briefing d’équipe avant une compétition ou encore du développement des activités sportives envers un public spécifique, nécessitant un suivi périphérique à la médecine.

La salle de simulation offre donc des perspectives pédagogiques pour les étudiants et les professionnels en activité qui ne demandent qu’à se développer.

 

La simulation en chiffres

  • 400 000 € : montant de l’équipement acquis grâce au financement de l’IDEX, Initiatives d'excellence
  • 100 000 € : montant de la table anatomique tactile en 3 D
  • Entre 5000 € et 70 000 € : montant d’un mannequin haute-fidélité
  • 4 caméras rotatives PTZ
  • 3 microphones suspendus au plafond
  • 2 salles de simulation : ouverture d’une 2e salle prévue début de l’année 2017

 

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